Double combustion

Qu’est-ce que la double combustion du bois ?

Le principe de la double combustion consiste à récupérer un maximum d’énergie en brûlant les gaz issus de la première combustion.

L’énergie contenue dans le bois est constituée pour 1/4 de sa masse et pour les 3/4 dans les gaz qui sont libérés par la chaleur. C’est cette étape de libération que l’on appelle gazéification.

Dans une combustion « simple », seule la masse et une petite partie des gaz est brûlée. Pour obtenir la combustion de la totalité des gaz, il faut que la température de la chambre de combustion (le foyer dans le cas des poêles à bois) soit au moins égale à 573°
Mais comme l’arrivée d’air par en dessous a été utilisée pour effectuer la première combustion, il faut une seconde arrivée d’air pour effectuer cette deuxième combustion, d’ou l’importance d’une arrivée d’air dite « secondaire »
Mais attention, il faut que cette seconde arrivée d’air soit suffisamment chaude pour conserver les 573°, d’ou généralement un circuit d’air étudié pour être réchauffé avant d’arriver à l’endroit de la double combustion.
Il est important de bien régler cette arrivée d’air secondaire pour en avoir suffisamment pour que la double combustion s’effectue, mais sans en avoir trop pour ne pas trop refroidir le foyer.

Comment arriver à obtenir la double combustion ?

  • Il faut du bois à la base bien sec.
  • Il faut bien remplir son foyer (3 bûches dont la troisième au dessus et au milieu des 2 autres du dessous), afin de pouvoir faire monter plus facilement la température.
  • Dans un premier temps, régler l’arrivée d’air primaire afin d’obtenir un combustion vive, ce qui aura pour effet à la fois de monter le foyer en température et de sécher le bois de l’humidité résiduelle, tout en laissant fermé l’arrivée d’air secondaire.
  • Une fois le foyer bien chaud (par exemple, on n’entends plus de « cliquetis » de dilatation), diminuer l’arrivée d’air primaire à un niveau raisonnable.
  • C’est maintenant que vous prouver ouvrir très progressivement l’arrivée d’air secondaire jusqu’à obtention d’une combustion plus lancinante sur le haut du foyer, ça y est, vous obtenez la double combustion !

Comment être sur d’oberver cette double combustion ?

  • Allez voir les fumées à la sortie de la cheminée : si c’est transparent, c’est que tout les gaz sont brûlés, la post combustion s’effectue.
  • Au niveau du foyer, si vous observer des flammes d’un aspect inhabituel, semblant provenir de nul part et d’un aspect lancinant, de couleur rouge-orangée, et que vous ne pouvez pas rester à moins d’un mètre de la vitre, c’est également un bon indicateur.
  • Nous l’avons vu, pour obtenir la double combustion, il faut un foyer très chaud, une conséquence visible de la post combustion est que le foyer est « blanc », c’est à dire ne contenant que des cendres blanches, les parois blanches, et la vitre également propre.

Pourquoi vouloir obtenir cette fameuse double combustion ?

  • Obtenir cette double combustion, c’est obtenir un rendement de combustion proche de 100%, ce qui permet d’avoir un rendement de chauffage proche des 85%, mais cette dernière valeur dépends alors grandement de la conception du poêle. Ceci entraîne plus de chaleur pour moins de bois consommé.
  • Cette post combustion permet également de ne quasiment pas polluer en brûlant du bois, ce qui est loin d’être le cas (regarder la couleur des fumées de la majorité des cheminées, et vous verrez que beaucoup ne maîtrisent pas la double combustion !)